CIL Centre Presqu'Ile

Courriers divers

Aménagement de la rive droite du Rhône

Courrier aux elus (627.7 Ko)

17/12/2020: PARTICIPATION DU CIL AUX CICA - lettre aux maires du 1er (Mme BOUAGGA) et 2ème arrondissement (M.OLIVER)

Objet : Co-construction sur le projet en presqu’île 20201217 courriers mairie 1 et 2 cica20201217 courriers mairie 1 et 2 cica

Madame la Maire, Monsieur le Maire,

Vous avez été élus maires des 1er et 2ème arrondissements à l’issue des élections municipales du 28 juin 2020 et depuis cette date, nous n’avons pas eu l’’occasion de participer à un CICA (ou conseil territorial) tel qu’il est prévu par la loi PLM. Nous sommes conscients des difficultés liées aux contraintes sanitaires mais de profondes évolutions sont envisagées en presqu’île des projets en cours d’étude et les associations doivent être impliquées dans le processus d’étude.

Je vous remercie donc de nous faire connaître comment vous pensez satisfaire aux échanges nécessaires entre les mairies d’arrondissement et les associations.

Nous restons à votre disposition pour toute rencontre physique ou digitale et espérons que 2021 sera l’occasion d’une clarification de la vie en presqu’île.

Nous  vous souhaitons une bonne année 2021 et vous prions d’agréer,  Madame la Maire, Monsieur le Maire, l’expression de notre considération distinguée.

Le Président du CIL Centre Presqu’île        

Bernard Colombaud

6/07/2020: LE CIL CENTRE-PRESQU’ÎLE ET LES MOBILITES : LETTRE AUX NOUVEAU ELUS

Le CIL  Centre-Presqu’île, membre de l’UCIL (Union des CIL) est la seule association représentant les habitants de la presqu’île des Terreaux à Perrache reconnue par les collectivités locales. Au titre de ses statuts, notre association a pour objet

  • La protection et l’amélioration du cadre de vie des habitants
  • La défense des intérêts généraux du quartier dans les domaines, notamment de l’urbanisme, de la circulation, de la voirie, de la sécurité, de l’hygiène et des espaces verts ainsi que de la lutte contre les nuisances.

A l’occasion du renouvellement du mandat des conseils métropolitain, municipal et d’arrondissement, il apparaît indispensable que les élus prennent en compte le point de vue des habitants du cœur de la ville notamment sur le sujet des mobilités qui sera certainement l’un des plus importants de cette mandature.

Il est primordial que l’évolution des mobilités se fasse dans le respect de ce qui est une des spécificités de notre quartier ; comme cela a été souligné lors de l’inscription de Lyon au patrimoine mondial de l’humanité il doit rester vivant et habité par toutes les générations et notamment par les familles. Toutes les mesures prises doivent donc prendre pour objectif le maintien des commerces et des habitants permettant ainsi l’animation d’un quartier remarquable à beaucoup de points de vue.

La Presqu’île Nord (Bellecour/Terreaux bas des pentes) serait la première application de cette nouvelle conception des mobilités en cœur de ville.

1/ La situation actuelle des mobilités

La situation actuelle n’est globalement pas satisfaisante.

- Le nombre de places disponibles sur voirie pour le stationnement, le chargement/déchargement et la livraison a constamment diminué depuis plusieurs décennies sans prendre en compte la demande. Ces places sont donc devenues très insuffisantes par rapport à celle-ci.

- Comme l’évolution prévisible des aménagements (espaces urbains, végétalisation) et des règlementations (suppression du stationnement près des passages protégés,…) va vraisemblablement faire diminuer encore l’offre de places, il devient incontournable d’agir sur la demande.

- Le niveau de pollution sonore et de l’air est important. Les expériences de piétonnisation et de confinement ont montré à quel point un allègement de la circulation automobile pouvait avoir un effet positif. Il convient donc d’adapter le niveau de circulation à la vie du quartier.

De nombreuses incivilités sont de plus en progression inquiétante. Les rodéos, les motos extrêmement bruyantes, les voitures circulant fenêtres ouvertes avec une sonorisation à fond sont des obstacles à un développement harmonieux de la vie urbaine.

2/Les objectifs

-L’action sur la demande en places de stationnement ne doit pas se faire au détriment de la vie en presqu’île sous tous ces aspects. Il convient donc

-de maintenir la possibilité de charger/décharger un véhicule pour les besoins des particuliers et des commerces. Il faut aussi permettre la possibilité d’accompagnement des personnes qui ne peuvent pas se déplacer (personnes âgées ou handicapées, enfants en bas âge).

-de permettre aux artisans d’avoir accès aux immeubles pour y effectuer leurs indispensables interventions sans faire apparaître de surcoût pour eux mêmes ou leurs clients (les factures font souvent apparaître un item supplémentaire «intervention en presqu’île »),

-d’autoriser l’accès aux taxis et transports en commun,

-de maintenir le stationnement résidentiel.

Les autres demandes ne pourront donc plus être satisfaites. Il n’est pas normal qu’un automobiliste crée de la pollution et de la congestion en tournant indéfiniment en presqu’île à la recherche d’une place si ses besoins ne correspondent pas à l’une des trois conditions ci-dessus.

Pour éviter la pollution et faciliter le développement des modes doux (y compris les piétons) le niveau de circulation des véhicules immatriculés doit baisser ;

- La seule traversée de la presqu‘île (Est/Ouest et Nord/Sud) ne doit pas être possible en dehors, éventuellement, de certains axes bien définis et conçus de façon cohérente. 

- Une telle limitation de la circulation aura également un impact positif sur les « incivilités motorisées », l’action des forces de l’ordre pouvant alors se focaliser sur les autres incivilités encore nombreuses.

3/ Les moyens

Il convient donc

-d’autoriser l’accès des véhicules immatriculés entrant en presqu’île pour charger/décharger, travailler ou en stationnement résidentiel,

-d’interdire l’accès aux autres véhicules immatriculés.

Pour matérialiser ces fonctionnalités le recours à des caméras nous semble de loin préférable à des plots rétractables car certainement moins onéreuses à l’installation et à la maintenance et plus flexibles dans l’utilisation. Les villes italiennes ont montré le chemin à suivre, toute infraction faisant l’objet d’une contravention dissuasive. De plus, les plots ne peuvent pas arrêter les motos, souvent sources de gêne sonore importante.

Les immatriculations des véhicules autorisés en permanence (résidents,…) seraient enregistrées et une procédure est à mettre en place (d’une part avec les commerçants et d’autre part avec les résidents) pour les autres véhicules à autoriser soit

            -les véhicules des artisans,

            -les taxis et véhicules de transport en commun,

-les véhicules venant charger/décharger (pour les  commerçants ou pour les particuliers, véhicules transportant des personnes ne pouvant se déplacer à pied). Ces véhicules pourraient être soumis à un délai maximum de 30 mn en presqu’île (d’où vraisemblablement des caméras également en sortie de zone).

L’application de telles mesures restrictives devraient s’accompagner de dispositions concernant les accès aux parkings à proximité immédiate de la presqu’île facilitant ainsi l’accès « piéton »  à la presqu’île (restaurants, cinémas, commerces, visites,…) aux personnes qui n’auraient pas pu ou pas souhaité emprunter les modes doux ou les transports en commun, dont l’utilisation doit être fortement encouragée. L’impact sur les commerces ne serait pas négatif si:

- effectivement, seuls 2% des clients utilisent le stationnement sur voirie, comme l’a souligné une étude faite à l’occasion des expérimentations de pietonnisation,

- une participation aux frais de parking  se mettait en place pour tout achat ou consommation dans les cafés/restaurants (cette situation se retrouve dans beaucoup de centres commerciaux, pourquoi ne pas l’appliquer à la presqu’île ?),

- les déplacements à pied en presqu’île devenaient plus agréables que les déambulations dans des centres commerciaux souvent fermés.

Une telle « réorganisation » des flux en presqu’île doit s’accompagner d’aménagements spécifiques facilitant la cohabitation entre piétons, modes doux et véhicules autorisés.

4/La concertation nécessaire

En conclusion, le CIL Centre Presqu’île demande que l’accès à la presqu’île soit strictement limité aux véhicules immatriculés qui ont réellement « quelque chose à y faire ».

Sur le sujet des mobilités comme sur toute décision ayant un impact sur la vie en presqu’île, le CIL Centre Presqu’île demande avec la plus grande insistance qu’une véritable concertation avec les résidents (comme avec les commerçants) soient mises en œuvre AVANT toute décision.

Nous faisons part de notre grande déception quant aux concertations sur les différents projets mises en œuvre lors des mandatures précédentes qui n’ont pas été conçues dans un esprit de dialogue  à l’exception peut-être des expérimentations de piétonnisation.

Le cil centre presqu ile et les mobilitesLe cil centre presqu ile et les mobilites (838.96 Ko) 

Réponse de M.Bruno BERNARD, nouveau Président de la Métropole du Grand Lyon: 20200720 reponse bruno bernard20200720 reponse bruno bernard (462.84 Ko)

9/07/2019: DECLARATION CIL CENTRE PRESQU’ILE A LA REUNION PUBLIQUE : PIETONISATION ET COHERENCE DES ETUDES ET DES PLANNINGS

Le CIL Centre Presqu’île est favorable à une étude de la piétonisation d’une partie d’une partie du Nord et du centre de la presqu’île dans la mesure où les conditions de celle-ci seraient compatibles avec la vie quotidienne des habitants. En effet, LE CIL est particulièrement attaché au maintien d’un centre-ville « vivant et habité » (cf classement UNESCO) par toutes les générations.

Dans un premier temps, nous demandons des informations sur l'expérimentation annoncée de la piétonisation du Nord Presqu'île les samedis dès septembre 2019. Dans quelles conditions les résidents seront-ils autorisés à atteindre leur domicile ne serait-ce que pour charger/décharger ou prendre en charge une personne dépendante ? Quelles autorisations d’accès seront données aux professionnels de santé, et aux artisans dont l’exercice de leur profession doit être assuré toute la journée et la nuit ?

Dans un deuxième temps, nous demandons qu’une véritable concertation soit mise en œuvre, et ce avant toute décision définitive. C’est absolument nécessaire notamment pour les points suivants:

  • accès des véhicules particuliers, personnels de santé et artisans appelés à travailler dans les logements
  • organisation des livraisons
  • stationnement résidentiel,
  • traversée de la Presqu’île dans le sens Rhône Saône.

La végétalisation envisagée par la mairie de Lyon a un impact important sur le stationnement et la circulation non seulement des voitures mais aussi des bus et des modes doux. Elle ne doit donc être mise en place, même de façon expérimentale, que de façon coordonnée avec une piétonisation totale ou partielle (Zone à Trafic Limité).

Il y a un phasage nécessaire des choix qui semble ne pas avoir été intégré.

La future place St Nizier telle qu’est en cours de réalisation nous semble inadaptée avec la piétonisation envisagée. Le CIL regrette la décision prise alors qu’une nouvelle réflexion s’imposait à l’évidence.

30/05/2017: ENQUETE PUBLIQUE SUR LE PDU (PLAN DES DEPLACEMENTS URBAINS)

Monsieur le Président de la Commission d’Enquête, 
 
Le Comité d’Intérêt Local Centre Presqu’île a pris connaissance avec intérêt du plan des déplacements urbains (PDU) faisant l’objet d’une enquête publique. Nous vous vous prions de trouver ci-dessous notre avis qui concerne essentiellement les propositions relatives au centre-ville. La notion même de centre telle qu’elle apparait dans le dossier s’applique peu à la presqu’île qui est en fait un « hyper-centre » dont les problématiques sont éloignées de celles de Villeurbanne ou de bien des quartiers de Lyon. Il en résulte que la description en est faussée et que bien des préconisations ne sont manifestement pas adaptées à notre territoire qui va des Terreaux à Perrache.    

1- LES PRINCIPAUX ENJEUX
 
La presqu’île n’est pas adaptée pour le transit Nord/Sud et Ouest/Est et toutes les mesures permettant d’éviter la traversée de la presqu’île (réalisation de « l’anneau des sciences »,…) sont bénéfiques. Cependant, il ne sera pas possible de supprimer toute fonction « traversante » interne  à l’agglomération.
 
Notre comité insiste particulièrement sur la nécessité de maintenir un accès multimodal à la presqu’île notamment pour les résidents qui doivent pouvoir bénéficier de possibilité de charger ou décharger leurs véhicules personnels à proximité immédiate de leur logement. De même un accès commode doit être réservé aux commerçants et à leurs clients pour des activités de livraison et de chargement. 
 
Cette accessibilité est indispensable pour conserver une véritable vie urbaine en presqu’île par un maintien harmonieux des possibilités d’habitat et d’activités commerciales et de bureau. Il convient d’éviter une désertification du centre à certaines périodes comme cela peut malheureusement se constater dans certaines villes. C’est d’ailleurs ce que reconnait le classement de notre quartier au patrimoine mondial de l’UNESCO;
 
« La partie historique de la ville, qui s'étend sur 476 hectares, réunit de nombreux critères qui en font un site exceptionnel : une position géographique entre deux collines au confluent de deux fleuves, une occupation humaine et un développement urbain continus et cohérents, un mode de vie caractéristique issu de sa population… » ( source site patrimoine-lyon)
 
Le comité est favorable à l’extension des zones de rencontre notamment pour les axes à finalité commerciale. 
 
La difficulté principale pour résidents et commerçants réside dans le stationnement.  


2- STATIONNEMENT
 
Il y a d’abord une évidence; pour éviter à un véhicule de circuler, il faut lui permettre de stationner.
 
La réalité sur notre territoire est totalement différente de ce qui est écrit ; les places de stationnement dans les parkings publics sont saturées plusieurs fois par semaine et les places en voirie sont notoirement insuffisantes. Il convient d’être extrêmement vigilant sur ce point et de ne pas prendre de mesures délibérées visant à réduire encore le nombre de ces emplacements.
 
Par ailleurs, les "mesures envisageables" évoquées ne sont  pas acceptables :
- "tarification ou suppression de la 2ème vignette par foyer" : cela ne tient pas compte de la composition des dits "foyers" ni des besoins de déplacement (notamment professionnels) de leurs différents membres. C'est, entre autres, pénaliser les familles qui ne disposeraient pas de moyen de stationnement hors voirie,
- "conditionner la vignette résident à l'absence de place dans un garage ...." : outre la question de savoir comment se justifierait pratiquement cette absence ou non, il convient de s’interroger sur l’intérêt réel d’une telle pratique.
- "coordonner les tarifs sur voirie avec ceux des parcs publics" : il conviendrait de faire évoluer à la baisse tarifs des abonnements en parking public.  Ou s’agit-il de monter le tarif résident ? Ces tarifs montent régulièrement ce qui n’est pas le cas des revenus de la plupart des ménages. Il est également essentiel que le tarif «vignette-résident » reste très abordable car il s’agit de vivre dans nos quartiers. 

Ces "mesures envisageables" ne pourraient conduire qu'à une désertification du centre résidentiel pour des personnes à revenu modeste ou des familles ... alors que dans le même temps on prône la mixité sociale et que l'on développe les logements sociaux !

Une solution doit également être trouvée pour le stationnement des véhicules des artisans travaillant dans la presqu’île qui ne peuvent exercer leurs métiers dans des conditions satisfaisantes et sont parfois contraints à facturer des surcoûts pour « intervention dans la presqu’île ».

De plus, les récentes modifications de tarification qui suppriment le quart d’heure gratuit (et incitant à rester 30 minutes) nous semblent totalement en contradiction avec - le souhait des habitants de pouvoir charger ou décharger sans être pénalisé alors qu’ils doivent déjà financer leur stationnement de longue durée (abonnement dans un parking LPA ou privé,..), - les préconisations du PDU visant à accélérer la rotation des véhicules en stationnement.
 
Nous demandons donc le retour à la situation antérieure. 
 
3- LE CAS PARTICULIER DU PROJET DES TERRASSES DE LA PRESQU’ÎlE
 
Le comité est favorable au projet des Terrasses de la Presqu’île et a proposé aux élus et aux  services de la métropole une modification du plan de circulation allant dans le sens de l’amélioration du projet et une desserte apaisée du Nord de la presqu’île. Ces propositions sont cohérentes avec les enjeux exposés dans le PDU et le comité souhaite qu’elles soient prises en compte. Malheureusement, malgré l’évidence de l’intérêt de préserver l’espace, pour les piétons, autour de ce beau projet, la concertation ne semble pas être de mise et nous risquons de créer un espace piétonnier place d’Albon au milieu des pots d’échappement de véhicules « traversants ». 
 
Vous trouverez ci-joint nos commentaires sur le PDU, page par page: Annexe commentaires du cil sur le pduAnnexe commentaires du cil sur le pdu
 
Je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, l'assurance de ma considération distinguée.
 
Bernard Colombaud

Date de dernière mise à jour : 09/01/2022

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