CIL Centre Presqu'Ile

Prises de position du CIL-CPI

29 mai 2020: Lettre à M.Le Préfet au sujet des nuisances urbaines en Presqu'Ile

Lyon, le 29 mai 2020,

Monsieur le Préfet,

Le CIL  Centre Presqu’île, Membre de l’UCIL (Union des CIL) est la seule association représentant les habitants de la presqu’île reconnue par les collectivités locales. Au titre de ses statuts, notre association a pour objet :

  • La protection et l’amélioration du cadre de vie des habitants
  • La défense des intérêts généraux du quartier dans les domaines, notamment de l’urbanisme, de la circulation, de la voirie, de la sécurité, de l’hygiène et des espaces verts ainsi que de la lutte contre les nuisances.

Il nous parait donc légitime d’intervenir auprès de vous sur la question des « nuisances urbaines »apparues à Lyon ces dernières années et notamment en presqu’île. Depuis la levée du  confinement, nous assistons à un retour de ces rodéos et autres incivilités difficilement supportables par nos concitoyens et nous souhaitons que les situations de violence connues l’année dernière ne se reproduisent pas.

Ces « nuisances » sont connues : ce sont des défilés hurlants de motos (avec des pots d’échappement manifestement non conformes à la réglementation), scooters et voitures (grosses cylindrées), sonorisations à plein volume avec les vitres baissées, qui accélèrent sur les piétons avec cris et injures. Elles commencent dans la journée pour se prolonger jusqu'au milieu de la nuit, chaque jour de la semaine avec un pic les vendredi, samedi et dimanche soir.

Les fêtes sportives ou religieuses ne servent que de prétexte à des paroxysmes, mais ces agressions quotidiennes (on ne peut décidément plus parler de « nuisances », d’« incivilités », de « dérives » ou de « débordements ») ont été à l’origine d’affrontements d’une grande violence sur la rue Edouard Herriot et sa fermeture le soir en fin de semaine n’a fait que les reporter sur d’autres axes. Il est d’ailleurs à noter que l’interdiction de circulation sur la place des Jacobins et la rue Gasparin n’a jamais été respectée.

Les forces de l’ordre nationales et municipales sont dotées de moyens (vidéo-surveillance, vidéo-verbalisation, véhicules d’intervention, parfois même l’hélicoptère de la gendarmerie…) qui doivent être déployés au bon endroit au bon moment, pour éviter le risque d’exaspération des riverains lesquels, perdant confiance, se tournent vers les réseaux sociaux sur lesquels les déchainements parfois haineux – et désormais judiciaires - alimentent la violence potentielle des représailles qui ont été à l’origine des concerts de klaxons et autres tentatives de mises à feu en pied d’immeuble.

Il ne fait aucun doute que la plupart de ceux qui commettent ces exactions revendiquent leur appartenance à une communauté qu’il ne s’agit en aucun cas de stigmatiser, mais leur mode d’expression ne relève pas  des problématiques sociales et économiques que plusieurs de nos membres connaissent bien pour s’être engagés dans les quartiers afin de lutter contre toutes les formes d’exclusion. Nos agresseurs disposent de toute évidence de revenus importants.

L’inscription de Lyon au patrimoine mondial UNESCO a reconnu le caractère original de notre quartier qui reste vivant et habité. Comme nous l’avons prouvé lors de nos interventions lors des études de végétalisation et piétonnisation, nous souhaitons que la presqu’île, cœur de la ville de Lyon, garde ce caractère qui attire visiteurs, touristes et clients des commerçants. Ceci ne sera possible que si votre action et celle des collectivités locales est déterminante pour empêcher le retour de tels actes.

Il ne s'agit donc pas d'opposer les habitants, exaspérés par le bruit en ville, à une population jeune et active qui aimerait la vie urbaine au prix de "quelques débordements". En nous dressant contre ces dérives, nous défendons donc non seulement les habitants mais tous les aspects de la vie en Presqu’île.

Nous vous demandons donc une intervention adaptée et déterminée issue d’une bonne  coopération entre vos services et ceux des collectivités concernées afin d’éviter un engrenage de la violence qui ne profitera à personne, sauf à ceux qui cherchent à le provoquer.

Nous restons à votre disposition pour apporter notre contribution citoyenne à l’organisation de la vie en presqu’île. 

Dans cet espoir, je vous prie d’agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de ma haute considération.

Bernard Colombaud

Président CIL Centre Presqu’île

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16 JANVIER 2020: LETTRE A M.LE MAIRE DE LYON SUR L' AMENAGEMENT DE LA PLACE ST NIZIER

Motos garees sur parvis 2Skaters

Objet : Usages indésirables de la place Saint Nizier,

Monsieur le Maire,

Nos deux associations vous ont déjà fait part à plusieurs reprises de leur opposition aux aménagements tels qu’ils ont été réalisés place Saint Nizier. Il apparaît maintenant des usages indésirables de la place et vous trouverez en annexe des photos sur la réalité des faits.

L’implantation de rampes « PMR » parallèles à la voirie facilite l’accès des terre-pleins aux motos qui les utilisent comme parking.  

Les « skateurs » sautent dessus les bancs en prenant parfois leur élan rue Paul Chenavard. Ces usages nuisent à la qualité des lieux et à la tranquillité des habitants qui se plaignent du bruit occasionné.

La réduction de vitesse attendue des modifications de voirie ne sont pas atteintes notamment pout les «2 roues ».

Nous vous demandons de prendre les mesures qui s’imposent dans les meilleurs délais tant sur le plan réglementaire que technique. Une vidéo surveillance devrait être un des éléments de solution.

Nous vous rappelons notre courrier du 9 juillet 2019 adressé au Président de la Métropole et à vous-même par laquelle nous demandions les dispositions prises pour le stationnement des convois funéraires. Nous n’avons à ce jour reçu aucune réponse à ce sujet de la part des deux collectivités.

Par ailleurs, la Métropole de Lyon procède actuellement à l’aménagement de la place d’Albon et il convient que celui-ci ne facilite pas les mêmes usages indésirables.  C’est la raison pour laquelle Monsieur le Président de la Métropole est en copie de ce courrier.

Comptant sur votre réponse, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Maire, l’expression de notre considération distinguée.

Le Président du CIL Centre Presqu’île                     Le Président des Amis de l’Eglise Saint Nizier                                                                                 

Bernard Colombaud                                                                          Philippe Jaeger

Copies

Monsieur le Président de la Métropole de Lyon

Madame la Maire du 1er arrondissement

Monsieur le Maire du 2ème arrondissement

 

9 JUILLET 2019: DECLARATION CIL CENTRE PRESQU’ILE A LA REUNION PUBLIQUE : PIETONISATION ET COHERENCE DES ETUDES ET DES PLANNINGS

Le CIL Centre Presqu’île est favorable à une étude de la piétonisation d’une partie d’une partie du Nord et du centre de la presqu’île dans la mesure où les conditions de celle-ci seraient compatibles avec la vie quotidienne des habitants. En effet, LE CIL est particulièrement attaché au maintien d’un centre-ville « vivant et habité » (cf classement UNESCO) par toutes les générations.

Dans un premier temps, nous demandons des informations sur l'expérimentation annoncée de la piétonisation du Nord Presqu'île les samedis dès septembre 2019. Dans quelles conditions les résidents seront-ils autorisés à atteindre leur domicile ne serait-ce que pour charger/décharger ou prendre en charge une personne dépendante ? Quelles autorisations d’accès seront données aux professionnels de santé, et aux artisans dont l’exercice de leur profession doit être assuré toute la journée et la nuit ?

Dans un deuxième temps, nous demandons qu’une véritable concertation soit mise en œuvre, et ce avant toute décision définitive. C’est absolument nécessaire notamment pour les points suivants:

  • accès des véhicules particuliers, personnels de santé et artisans appelés à travailler dans les logements
  • organisation des livraisons
  • stationnement résidentiel,
  • traversée de la Presqu’île dans le sens Rhône Saône.

La végétalisation envisagée par la mairie de Lyon a un impact important sur le stationnement et la circulation non seulement des voitures mais aussi des bus et des modes doux. Elle ne doit donc être mise en place, même de façon expérimentale, que de façon coordonnée avec une piétonisation totale ou partielle (Zone à Trafic Limité).

Il y a un phasage nécessaire des choix qui semble ne pas avoir été intégré.

La future place St Nizier telle qu’est en cours de réalisation nous semble inadaptée avec la piétonisation envisagée. Le CIL regrette la décision prise alors qu’une nouvelle réflexion s’imposait à l’évidence.

9 AVRIL 2019: CONTRIBUTION AU DEBAT PUBLIC SUR LE PROJET DE METRO LIGNE E

Le CIL Centre Presqu’île  a pris connaissance avec intérêt du dossier de concertation préparé par le SYTRAL. Ce projet de ligne E mérite une attention toute particulière dans la mesure où il absorberait une part importante du budget d'investissement du Sytral sur deux mandatures (10 ans).  Il doit donc faire l’objet d’une évaluation socio-économique prenant en compte des scénarios alternatifs et une véritable situation de référence tant sur la desserte de l'Ouest lyonnais que pour d'autres liaisons dans la Métropole.

Le CIL Centre Presqu’île est très sensible aux déplacements vers l’Ouest lyonnais car la voiture individuelle y tient une place prépondérante avec un fort impact sur la circulation en Presqu’île. La bonne efficacité des transports publics entre l’Ouest lyonnais et la presqu’île est importante comme l’est l’accès de l’Ouest lyonnais et de la presqu’île vers la Part Dieu.

UNE PREFERENCE : LE SCENARIO SC12 VERS L’HOTEL DE VILLE AVEC DESSERTE DE ST PAUL

Des différents scénarios retenus dans le dossier (SC9 et SC 10 vers Bellecour et SC12 vers Hôtel de Ville), notre préférence se porte sur le scénario SC 12 qui présente l’avantage de desservir St Paul

  • où sont implantés de nombreux établissements scolaires dans un quartier (St Paul/St Vincent) relativement mal desservi par les moyens de transport « performants»
  • où le tram TER  de l’Ouest lyonnais termine presque en « cul de sac »
  • où le C3 offrirait un acheminement vers Part Dieu avec une seule correspondance mais dont la performance n’est pas citée page 44.

LE SCENARIO SC12 ET LES OPPORTUNITES DE CONNEXION AVEC LA LIGNE D

Néanmoins il convient d’étudier les connexions avec la ligne D dans la mesure où il est surprenant de voir deux  lignes (D et E) se croiser sans possibilité de correspondance. Deux possibilités méritent d’être examinées

1- la création d’une station de correspondance à St Jean Vieux Lyon sur la ligne E avant la desserte de St Paul

2- le passage par Gorge de Loup.

Cette deuxième éventualité présente des opportunités qui méritent un examen approfondi. En effet,Gorge de Loup est actuellement le « hub » de desserte de l’Ouest lyonnais (bus, métro et tram TER) et les liaisons banlieue/banlieue s’en trouveraient grandement facilitées et il existe déjà un tunnel à double voie entre Gorge de Loup et St Paul.

UN SCENARIO RENFORCE ET PLUS ECONOMIQUE : L’UTILISATION DU TUNNEL  EXISTANT GORGE DE LOUP/ST PAUL 

Les scénarios SC4 et SC5 vers Gorge de Loup ont été éliminés pour des raisons techniques et d’attractivité mais un scénario utilisant une infrastructure existante et sous utilisée mérite à l’évidence un examen qui ne figure pas dans le dossier. Cette infrastructure (le tunnel ferroviaire à double voie) pourrait  être utilisée

  • soit pour la ligne E (SC5 bis) ce qui entraînerait vraisemblablement le terminus du tram TER actuel à Gorge de Loup
  • soit pour la situation de référence R et le scénario SC13  évoqués plus loin.

Dans les scénarios SC5 bis et SC 13, le tunnel serait prolongé vers Hôtel de Ville par un traçé qui « s’enfoncerait »  avant Saint Paul libérant des terrains d’une valeur foncière importante.

Il nous semble très important d’étudier un scénario (SC5 bis) qui devrait faire apparaître des économies substantielles (utilisation d’une infrastructure existante et plus-value foncière) et répond à l’ensemble des fonctionnalités recherchées. En effet, grâce à l’excellence des dessertes qui en résulteraient (attractivité renforcée de Gorge de Loup offrant deux possibilités vers la ligne D et vers Hôtel de ville), le report modal devrait être important et au moins égal à celui du scenario SC 4 (plus de 70 000 voyages).

AMELIORATION DU TRAM TER  ACTUEL ET TARIFICATION UNIQUE

D’une façon plus générale, le dossier présenté ne prend pas en considération le tram TER de l’Ouest lyonnais qui est pourtant le seul mode de transport en site propre existant aujourd’hui. Le magazine « Nouveau Lyon » d’avril 2018 rappelle les sommes importantes d’argent public qui y ont été investies (300 millions d’euros) et donne des pistes d’amélioration de ce service (voir en pièce jointe) et notamment la mise en place d’une tarification unique. Il est inconcevable qu’un investissement financé par le contribuable soit sous utilisé notamment pour une question de tarification. Cette situation frise le ridicule et doit cesser dans les meilleurs délais. Il en va de la crédibilité des collectivités territoriales concernées. C’est d’ailleurs ce que préconisait Mr Gérard Collomb dans son interview du 6 janvier 2010.

UN SCENARIO DE REFERENCE COMPARATIF ET UN SCENARIO TRAM

Page 45, il est fait état d’un scénario « sans projet » mais il manque un scénario de référence permettant d’évaluer réellement de façon différentielle l’intérêt de construire la ligne E.

En effet, si la ligne E ne se réalisait pas, il faudrait bien améliorer la desserte de l’Ouest et pour cela utiliser au mieux l’infrastructure du tram TER (double voie dans le tunnel des deux amants, électrification de la branche « Lozanne », création de nouvelles stations (Libération, Trois renards,…), fréquences, parcs relais et bien sûr tarification). L’impact de ces améliorations doit être évalué en coûts et en trafic reporté.

L’attractivité des dessertes serait fortement accrue si le tram actuel était prolongé vers Hôtel de Ville (scénario SC13) dans les conditions citées ci-dessus. Il serait d’ailleurs possible d’imaginer ultérieurement une prolongation de celui-ci vers l’Est au-delà du Rhône (ce pourrait aussi être le cas pour les scenarios SC12 et SC 5 bis).

Dans les scénarios SC5bis et SC 13, les améliorations seraient sensibles sur la quasi-totalité des secteurs concernés (y compris au-delà de la métropole vers l’Arbresle et Lozanne). Un rabattement sur Gorge de Loup (qui offrirait une excellente desserte ; ligne D et tram ou métro E  vers Hôtel de ville) par BHNS (Bus ou trolleybus à Haut Niveau de Service) peut s’étudier pour Ecully (SC 5bis, SC13 et R), bien mal servi dans le projet présenté, et le Point du Jour (SC13 et R).

LES RELATIONS AVEC LA PART DIEU

Par ailleurs, le dossier met en avant l’importance des relations avec la Part Dieu. Le CIL rappelle l’étude menée pour un «triangle des Charpennes» permettant un accès ligne A vers la Part Dieu sans rupture de charge. Les habitants de la presqu’île et de l’Ouest lyonnais seraient parmi les grands bénéficiaires de sa réalisation.

EN CONCLUSION ; RECOMMANDATIONS DU CIL

En conclusion le CIL Centre Presqu’île recommande:

  • une tarification unique sur l’ensemble des transports en commun (celle-ci est indispensable quelle que soit la décision qui sera prise pour la ligne E)
  • une prise en compte des services et infrastructures ferroviaires existants (SC5bis et SC13)
  • la description d’une situation de référence comparative inexistante dans le dossier,
  • l’amélioration de la desserte de la part Dieu depuis l’Ouest lyonnais et la Presqu’île (ligne nouvelle et/ou le triangle de Charpennes).

Sans la prise en compte des ces sujets, l’évaluation socio-économique du projet de ligne E ne sera pas convaincante.

De plus, les scénarios SC5bis et SC13 (comme d’ailleurs la situation de référence) autorisent des phasages en fonction des priorités et des possibilités de financement.

30/05/2017: ENQUETE PUBLIQUE SUR LE PDU (PLAN DES DEPLACEMENTS URBAINS)

Monsieur le Président de la Commission d’Enquête, 
 
Le Comité d’Intérêt Local Centre Presqu’île a pris connaissance avec intérêt du plan des déplacements urbains (PDU) faisant l’objet d’une enquête publique. Nous vous vous prions de trouver ci-dessous notre avis qui concerne essentiellement les propositions relatives au centre-ville. La notion même de centre telle qu’elle apparait dans le dossier s’applique peu à la presqu’île qui est en fait un « hyper-centre » dont les problématiques sont éloignées de celles de Villeurbanne ou de bien des quartiers de Lyon. Il en résulte que la description en est faussée et que bien des préconisations ne sont manifestement pas adaptées à notre territoire qui va des Terreaux à Perrache.    

1- LES PRINCIPAUX ENJEUX
 
La presqu’île n’est pas adaptée pour le transit Nord/Sud et Ouest/Est et toutes les mesures permettant d’éviter la traversée de la presqu’île (réalisation de « l’anneau des sciences »,…) sont bénéfiques. Cependant, il ne sera pas possible de supprimer toute fonction « traversante » interne  à l’agglomération.
 
Notre comité insiste particulièrement sur la nécessité de maintenir un accès multimodal à la presqu’île notamment pour les résidents qui doivent pouvoir bénéficier de possibilité de charger ou décharger leurs véhicules personnels à proximité immédiate de leur logement. De même un accès commode doit être réservé aux commerçants et à leurs clients pour des activités de livraison et de chargement. 
 
Cette accessibilité est indispensable pour conserver une véritable vie urbaine en presqu’île par un maintien harmonieux des possibilités d’habitat et d’activités commerciales et de bureau. Il convient d’éviter une désertification du centre à certaines périodes comme cela peut malheureusement se constater dans certaines villes. C’est d’ailleurs ce que reconnait le classement de notre quartier au patrimoine mondial de l’UNESCO;
 
« La partie historique de la ville, qui s'étend sur 476 hectares, réunit de nombreux critères qui en font un site exceptionnel : une position géographique entre deux collines au confluent de deux fleuves, une occupation humaine et un développement urbain continus et cohérents, un mode de vie caractéristique issu de sa population… » ( source site patrimoine-lyon)
 
Le comité est favorable à l’extension des zones de rencontre notamment pour les axes à finalité commerciale. 
 
La difficulté principale pour résidents et commerçants réside dans le stationnement.  


2- STATIONNEMENT
 
Il y a d’abord une évidence; pour éviter à un véhicule de circuler, il faut lui permettre de stationner.
 
La réalité sur notre territoire est totalement différente de ce qui est écrit ; les places de stationnement dans les parkings publics sont saturées plusieurs fois par semaine et les places en voirie sont notoirement insuffisantes. Il convient d’être extrêmement vigilant sur ce point et de ne pas prendre de mesures délibérées visant à réduire encore le nombre de ces emplacements.
 
Par ailleurs, les "mesures envisageables" évoquées ne sont  pas acceptables :
- "tarification ou suppression de la 2ème vignette par foyer" : cela ne tient pas compte de la composition des dits "foyers" ni des besoins de déplacement (notamment professionnels) de leurs différents membres. C'est, entre autres, pénaliser les familles qui ne disposeraient pas de moyen de stationnement hors voirie,
- "conditionner la vignette résident à l'absence de place dans un garage ...." : outre la question de savoir comment se justifierait pratiquement cette absence ou non, il convient de s’interroger sur l’intérêt réel d’une telle pratique.
- "coordonner les tarifs sur voirie avec ceux des parcs publics" : il conviendrait de faire évoluer à la baisse tarifs des abonnements en parking public.  Ou s’agit-il de monter le tarif résident ? Ces tarifs montent régulièrement ce qui n’est pas le cas des revenus de la plupart des ménages. Il est également essentiel que le tarif «vignette-résident » reste très abordable car il s’agit de vivre dans nos quartiers. 

Ces "mesures envisageables" ne pourraient conduire qu'à une désertification du centre résidentiel pour des personnes à revenu modeste ou des familles ... alors que dans le même temps on prône la mixité sociale et que l'on développe les logements sociaux !

Une solution doit également être trouvée pour le stationnement des véhicules des artisans travaillant dans la presqu’île qui ne peuvent exercer leurs métiers dans des conditions satisfaisantes et sont parfois contraints à facturer des surcoûts pour « intervention dans la presqu’île ».

De plus, les récentes modifications de tarification qui suppriment le quart d’heure gratuit (et incitant à rester 30 minutes) nous semblent totalement en contradiction avec - le souhait des habitants de pouvoir charger ou décharger sans être pénalisé alors qu’ils doivent déjà financer leur stationnement de longue durée (abonnement dans un parking LPA ou privé,..), - les préconisations du PDU visant à accélérer la rotation des véhicules en stationnement.
 
Nous demandons donc le retour à la situation antérieure. 
 
3- LE CAS PARTICULIER DU PROJET DES TERRASSES DE LA PRESQU’ÎlE
 
Le comité est favorable au projet des Terrasses de la Presqu’île et a proposé aux élus et aux  services de la métropole une modification du plan de circulation allant dans le sens de l’amélioration du projet et une desserte apaisée du Nord de la presqu’île. Ces propositions sont cohérentes avec les enjeux exposés dans le PDU et le comité souhaite qu’elles soient prises en compte. Malheureusement, malgré l’évidence de l’intérêt de préserver l’espace, pour les piétons, autour de ce beau projet, la concertation ne semble pas être de mise et nous risquons de créer un espace piétonnier place d’Albon au milieu des pots d’échappement de véhicules « traversants ». 
 
Vous trouverez ci-joint nos commentaires sur le PDU, page par page: Annexe commentaires du cil sur le pduAnnexe commentaires du cil sur le pdu
 
Je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, l'assurance de ma considération distinguée.
 
Bernard Colombaud