1- Stationnement : 360 places de stationnement pour les voitures vont être supprimées sur les quais, il en restera bien peu.
Eléments de réponses de la métropole figurant dans le dossier de consultation :
Une réflexion est en cours sur l’évolution de la politique de stationnement de la Métropole de Lyon, y compris sur la presqu’île (renouvellement des contrats de parkings en ouvrage, évolutions réglementaires, évolution du modèle d’exploitation et de tarification).
Réduire la place du trafic automobile et du stationnement, au profit des piétons (aménagement de trottoirs confortables le long des façades, aménagement plus généreux des traversées, aménagement des quais, des places et des accroches des ponts pour accueillir le séjour et le micro-séjour) et des cyclistes (déploiement des Voies Lyonnaises) ;
Les accès aux parkings publics seront conservés et adaptés. Dans la ZTL, le stationnement est préservé.
2.1.2.2. Demandes de modifications et compléments apportés par rapport à l’offre initiale
Quantifier et localiser le nombre de places de stationnement ;
Donner les ratios et surfaces de répartition modale (circulation automobile, stationnement, TC, cycles, piétons, surfaces végétales), et l’évolution par rapport à la surface actuelle pour tout le projet et pour la TO1 ;
Evolutions entre l’AVP1 et l’AVP2 et raisons ayant conduit à ces évolutions :
La suppression des places de stationnement, hors places spécifiques, permettant un re-dessin du promenoir presqu’île sur l’ensemble du linéaire ;
-> Question du CIL-CPI : Une enquête a-t-elle été menée pour déterminer la provenance de ces véhicules et la capacité des parkings de proximité (République, Cordeliers, Bourse) d’en accueillir au moins une partie pour les résidents ?
2- Vous dites à plusieurs reprises que ce projet vise à améliorer la vie des usagers, mais sans tenir compte de celle des riverains (stationnement, bruit, incivilités…). Les habitants des quais seront pénalisés.
Eléments de réponses de la métropole figurant dans le dossier de consultation :
Le projet sera réalisé autour d’une charte chantier faible nuisances, qui encadrera les interventions de l’ensemble des entreprises intervenant sur le chantier.
Cette charte est une déclinaison des ambitions portées sur le projet Rive Droite et définit les exigences et les moyens à mettre en place par les entreprises dans le but de limiter les nuisances générées par le chantier sur les riverains, les usagers de la voie publique, le personnel de chantier et l’environnement.
Cette charte a pour objectif de veiller à :
▪ Limiter les risques et les nuisances causés aux riverains : poussières, boues, bruits, perturbation de la circulation, gêne pour le stationnement des riverains, etc.
▪ Limiter les risques pour la santé et la sécurité des ouvriers
▪ Limiter les risques de pollutions sur l’emprise du chantier et ses environs : émissions polluantes dans l'eau, l'air, déchets liquides, etc.
▪ Limiter les dommages sur la biodiversité : définition d’un périmètre de protection autour des arbres existants à conserver, limiter la destruction d’habitats, limiter les pièges pour la petite faune
▪ Limiter les consommations en eau et en énergie
▪ Limiter la quantité de déchets générés par le chantier, et mettre en place un système de gestion efficace pour favoriser leur valorisation
Compte tenu de la typologie des travaux, des conditions difficiles d’accès en pied de quai et de trafic automobile en centre-ville puis des fortes contraintes de co-activité avec les travaux de réaménagement du quai haut, il a été fait le choix d’écarter la solution d’exécution par la voie terrestre et de privilégier la voie fluviale pour la réalisation de l’ensemble des aménagements alluviaux
-> Question du CIL-CPI : L’enquête ne détaille pas suffisamment les nuisances pendant la durée du chantier, en particulier celles qui seront liées aux engins de terrassement, aux transports alluvionnaires et au trafic automobile congestionné. Peut-on avoir connaissance du projet de « charte chantier faibles nuisances » et des prévisions de trafic ?
3- A terme, le nouveau plan de circulation va nécessairement entrainer une augmentation du temps de transport des habitants qui se rendent à leur travail. La suppression des trémies et des voies de circulation provoquera inévitablement des embouteillages supplémentaires et donc une perte d'attractivité de la ville et de la Métropole dans les milieux d'expansion économique qui contribuent normalement à sa prospérité.
Eléments de réponses de la métropole figurant dans le dossier de consultation :
En matière d’évolution des comportements de mobilité des habitants de l’agglomération comme des personnes extérieures, les évolutions visées par le PDU s’attachent à poursuivre la dynamique globale engagée en faveur de la baisse de l’usage de la voiture, en s’appuyant sur un fort développement de l’usage du vélo et sur une poursuite de la croissance des déplacements réalisés en transports collectifs et à pied. Le PDU vise donc un horizon 2030 où la mise en place de la ville des courtes distances et d’une politique de mobilité ambitieuse se traduira par une utilisation accrue des modes alternatifs et redonnera sa juste place à la voiture individuelle. Il fixe comme objectifs d’atteindre, en 2030, sur le territoire d’application du PDU :
Une augmentation de 5,44 % des déplacements au global, soit une croissance moyenne annuelle de 0,35%, en lien avec les évolutions démographiques ;
Une répartition modale répartie entre 35 % de déplacements en voiture et deux-roues motorisés, 35% de déplacements à pied (y compris les auxiliaires de la marche), 22% de déplacements en transports collectifs (urbains et non urbains) et 8% de déplacements à vélo (x4 par rapport à 2015) ;
Une augmentation de près de 1 point de la part modale des transports collectifs (soit une croissance d’environ 10%) et 0,6 point de la part modale Vélo au détriment de la part modale véhicules particuliers qui diminue de 1,8 points ;
Une réduction d’au moins 5 % en 2030 des kilomètres parcourus par les voitures particulières et le transport routier de marchandises par rapport à 2015.
Par ailleurs, des perspectives de report modal de la voiture vers la marche, le vélo ou les transports collectifs, pour des déplacements de courte et moyenne portée, sont tout à fait crédibles puisque 22 % des déplacements de moins d’un kilomètre sont effectués en voiture particulière. (…)
Intégrer un site propre pour les transports en commun sur tout ou partie du linéaire
-> Question du CIL-CPI : L’enquête ne détaille pas suffisamment les augmentations des temps de transport en voiture (même en tenant compte des reports modaux ou géographiques) pour les déplacements est/ouest des habitants qui se rendent de leur domicile à leur lieu de travail et qui vont devoir modifier leur organisation, notamment pour ceux qui habitent l’ouest lyonnais mal desservi par les TC.
4- Sachant que 60.000 à 80.000 véhicules empruntent cet axe quotidiennement, et même si vous présentez les voies de report, toute la ville risque d’être embouteillée du fait de la suppression de plusieurs voies de circulation sur les quais.
Eléments de réponses de la métropole figurant dans le dossier de consultation :
La requalification de la Rive Droite du Rhône va prochainement venir changer radicalement les conditions d’accessibilité à l’hypercentre de Lyon. Une modélisation globale des effets cumulés de ces différents projets a ainsi été réalisée afin d’accompagner au mieux les impacts sur l’accessibilité automobile résiduelle. Cette modélisation a été construite selon 2 horizons d’étude :
État initial de MODELY (2015) ;
État projeté moyen terme (2030 / réalisation du projet Rive Droite dans son intégralité), correspondant à l’horizon de projection principal du modèle : référence et projet.
Le projet Rive Droite impliquera des reports de trafic supplémentaires sur certains axes qui seront analysés par la suite. Toutefois les diminutions attendues entre 2015 et 2030 restent supérieures aux augmentations visibles entre les deux situations 2030 (les valeurs 2030 Projet restent donc bien inférieures aux valeurs 2015).
Seuls certains axes de la Rive Gauche du Rhône (sud du quai Claude Bernard et cours de la Liberté en particulier) sont concernés par une augmentation du trafic entre la situation initiale (2015) et l’état 2030 Projet. Sur ces secteurs, la Métropole de Lyon adopte une approche opérationnelle, consistant à « monitorer » en continu les évolutions des conditions de circulation et à communiquer en conséquence (cellule « chantiers perturbants », remontée des saturations majeures, communication directe aux usagers via site internet et PMV&).
A noter que l’état projeté long terme (2050) n’a pas fait l’objet d’une modélisation des flux pour les situations de référence et de projet, MODELY ne disposant pas de base de cet horizon de travail. A 2050, de nouvelles alternatives à l’automobile sur de longues distances permettront de diminuer la demande routière : développement des SERM (Services Express Régionaux Métropolitains), développement du covoiturage sur les grandes pénétrantes autoroutières. De plus, le déploiement du réseau de Voies Lyonnaises se poursuivra après 2030 et devra permettre de reporter des flux plus lointains sur le vélo, sans compter des extensions possibles des ZFE et ZTL, y compris sur d’autres agglomérations.
NB : l’état actuel (2023) n’a pas fait l’objet d’une modélisation des flux, mais une analyse des évolutions ayant eu lieu depuis 2015 a été réalisée et présentée dans l’état initial.
Une estimation des volumes de trafic motorisé actuels aux heures de pointe qui ne pourront plus circuler à l’échelle du projet a été réalisée en première approche en s’appuyant sur une modélisation dynamique (VISSIM) du tronçon compris entre l’Hôtel Dieu et la Passerelle du Collège pour la situation 2026 qui correspond globalement en termes de calibrage automobile en section à la situation 2030.
En termes de résultat, une forte diminution du trafic automobile est attendue par rapport à l’état actuel (comptages 2023) en heure de pointe du matin et du soir, en particulier :
- En nord-sud sur le quai au niveau de la passerelle du Collège : environ -830 véhicules à l’HPM (-48%) et -750 véhicules à l’HPS (-50%) ;
- En sud-nord sur le quai au niveau du carrefour Hôtel Dieu : environ -720 véhicules à l’HPM (-47%) et -530 véhicules à l’HPS (-40%).
En comparant la situation Projet 2030 par rapport à la situation Référence 2030, une baisse globale légère des déplacements mécanisés est observée au cordon de la Presqu’Ile (-6%) Cet portée en très grande majorité par une baisse des déplacements automobiles (-27%).
Cela démontre que des accompagnements sont nécessaires pour favoriser les changements de comportement et améliorer les alternatives, et ne pas reporter ces véhicules sur des axes qui n’auraient pas vocation à admettre du trafic supplémentaire (au-delà du périmètre Presqu’île).
Principes de reports induits par le projet Rive Droite
Une évaluation des principes de reports théoriques engendrés par le projet Rive Droite a été menée. La comparaison des charges automobiles en présence sur le réseau viaire à échelle large des scénarios 2030 Référence et 2030 Projet permet d’identifier les principaux itinéraires de reports induits par l’effet unique du réaménagement des quais. Les principaux itinéraires et les flux théoriques associés sont :
À large échelle, un report via le boulevard périphérique (+100 à +250 véh./h deux sens confondus) et les pénétrantes associées (Portes de Cusset, de Croix-Luizet, de Saint Clair) ;
À échelle plus locale, des reports sur :
- Les ponts du Rhône en amont et en aval du projet (Pasteur et Gallieni au Sud / Churchill et Tassigny au Nord) ;
- Le quai Rive Gauche Rhône (+175 véh./h au Nord et +275 à +475 véh./h au Sud) ;
- Le quai de Saône (+150 à 200 véh./h en rive gauche, +50 véh./h en Rive Droite), avec un léger renchérissement de l’accès à la Croix-Rousse par les rues de Constantine et de la Martinière ;
- Le cours de la Liberté (+150 véh./h) ;
- La rue de Marseille, l’avenue J. Jaurès, la rue Garibaldi et le boulevard des Tchécoslovaques (+100 véh./h).
- Le projet Rive Droite vient accroitre la diminution du trafic, en limitant le trafic de transit plus fortement sur les quais de la Rive Droite.
Ce trafic de transit se reporte sur plusieurs axes structurants, notamment le périphérique pour lequel ce trafic est jugé acceptable (rôle principal de ce type d’axe) et sur certains axes de la rive gauche pour lesquels il sera nécessaire d’être vigilant et de suivre l’évolution du fonctionnement.
Pour rappel, le Sud du quai Claude Bernard et le cours de la Liberté sont concernés par une augmentation du trafic entre la situation initiale (2015) et l’état 2030 Projet, respectivement de l’ordre de 100 à 200 véhicules (+5 à +20% selon les tronçons observés) et de 50 à 100 véhicules par heure (+15 à +20%).

Figure 75 : Principaux reports d’itinéraire induits par le projet Rive Droite (différence 2030 Projet – 2030 Référence)
Des optimisations permettant d’améliorer l’écoulement du trafic sur ces axes seront à rechercher, afin de limiter les incidences négatives du projet sur ces deux artères d’ores-et-déjà structurantes.
Les trafics automobiles interne ou en échange avec la Presqu’Ile sont quant à eux limités à l’horizon 2030 Projet grâce aux reports possibles sur les modes alternatifs : développement des aménagements dédiés aux cycles, aux piétons et aux transports collectifs ainsi que de leurs usages.
Ces changements de pratique modale s’inscrivent dans des objectifs globaux nationaux de baisse des émissions de
-> Question du CIL-CPI : L’enquête détaille bien les reports de trafic vers les autres voiries de Lyon et de l’agglomération mais il manque une synthèse des principaux impacts sur ces quartiers et surtout le détail des mesures d’accompagnement envisagées (« monitoring » pour leurs riverains et les utilisateurs.
5- Les travaux « structurants » au niveau des ponts (destruction des estacades ou « oreilles ») des ponts Wilson et Lafayette sont intégrés au projet, mais sans qu’on en comprenne bien l’utilité.
Eléments de réponses de la métropole figurant dans le dossier de consultation :
Vis-à-vis des éléments structurants, le projet impactera les ponts sur le Rhône et leurs accroches, à travers la déconstruction des estacades du pont Wilson et Lafayette, qui permettra de retrouver leurs accroches initiales. L’incidences du projet est positive sur ces aspects ; (…)

Ainsi, les « oreilles » (parties en extensions ajoutées lors de l’aménagement des voiries des quais) des ponts Lafayette et Wilson vont être entièrement déposées, permettant de retrouver la culée de chacun de ces ponts. Leurs garde-corps seront alors restitués dans des dispositions au plus proche de l’origine et les massifs en pierre disparus seront également remis en oeuvre.
-> Question du CIL-CPI : Ces travaux très lourds et coûteux, avec un fort impact au niveau de la destruction du milieu naturel hébergé par ces estacades, sont-ils vraiment indispensables et quel bénéfice peut-on en attendre pour les usagers ?
6- Les nouvelles voies de bus se trouveront côté Rhône, cela ne pose-t-il pas un problème d’éloignement et d’accessibilité de la Presqu’île ?
Eléments de réponses du SYTRAL :
Le SYTRAL étudie actuellement les potentialités pour restructurer le réseau de lignes de transports en commun à l’intérieur de la presqu’île et en limite de celle-ci. Ces éléments sont présentés de façon détaillée dans l’état initial.
Cet état initial indique que « couloir de bus nord-sud (est) en pied de façade sur toute la section (lignes C10 et 15) »
-> Question du CIL-CPI : Comment sera assurée la sécurité des piétons usagers des TCL qui voudront traverser les voies pour rejoindre leurs arrêts de bus côté Rhône ?
7- Les parcs relais
Eléments de réponses de la Métropole et du SYTRAL :
Plusieurs actions, permettant davantage de rabattement vers les parkings-relais et donc in fine de réduire les trafics dans le centre d’agglomération, ont été retenues :
Evolution de l’offre P+R selon les projets engagés : une évolution à la hausse avec notamment la création d’un P+R structurant de 875 places au nouveau terminus du métro B (Saint Genis Laval – Hôpital Lyon Sud), la création de places supplémentaires sur les parcs-relais de Saint-Germain-au-Mont-d’Or ou encore Sathonay-Rillieux (réseau TER) ;
De nouveaux P+R ont été interrogés sur les secteurs les plus tendus (inadéquation de la demande et de l’offre à horizon 2030) ;
Des nouvelles réglementations sur certains parcs-relais, permettant de compléter les actions possibles pour améliorer le remplissage des P+R, ont aussi émergées durant l’étude :
Le contrôle d’accès sur les parkings de gares TER afin de réserver les P+R aux usagers TER. C’est par ailleurs un préalable à la mise en oeuvre d’une régulation plus fine des usagers ;
La priorisation de certains usagers dans les P+R les plus saturés pour réduire les besoins en rabattement sur les secteurs contraints : covoitureurs, usagers sans option de report modal, etc.
-> Question du CIL-CPI : Ces aménagements des parcs relais seront-ils suffisants et prêts pour la mise en service du nouveau plan de circulation des quais ?
Commentaires
1 PAUL Christian Le 29/11/2021
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